Année 2005

        

         Nous avons eu une enente préalable à Carcassonne, mais l’homme propose et Dieu dispose... Autrement dit, nous ne sommes pas allés à Carcassonne, alors nous nous sommes préparés pour passer cette saisonne à Trencin. Simplement, à la maison.

            J’ai préparé un nouveau scénario et aussi une autre nouveauté, que je n’ai pas encore vu en Slovaquie, ni en République tchèque et dont les chevaliers ont été assez nerveux, d’une manière... Cependant moi, messire Raimond de Montbard et de Douhan, je n’ai pas manqué d’optimisme, j’ai été même convaincu (malheureusement moi seul) qu’elle va avoir du succès et comme je suis le chef, j’ai fait prévaloir mes droits et nous avons réalisé une mêlée selon le Livre des tournois du roi René d’Anjou. Puisque c’est impossible de réaliser la mêlée comme une choréographie, nous nous sommes décidés pour une lutte libre sans déterminer le vainqueur en avance. Même s’il y a eu un jour où toute la mêlée ne durait que 15 secondes (ce qui a été un déshonneur pour les chevaliers du message de France), d’habitude ces luttes duraient plus longtemps, alors les chevaliers, tout comme les spectateurs, s’amusaient bien. Nous avons conçu la mêlée comme une bataille de deux groupes (ce qui correspond vraiment à l’histoire), alors chaque jour nous avons inventé de nouvelles tactiques et de perfides biais que nous pourrions utiliser contre les adversaires le lendemain. Ici, nous avons pu observer qui a eu le meilleur cheval, qui a été le plus grossier avec ses adversaires et qui n’a pas hésité de sabrer la tête de l’ennemi par des coups les plus féroces pour remporter la victoire à lui même. Comme d’habitude, c’était moi... La mêlée consiste à abbatre les cimiers sur les casques des chevaliers ennemis par un sabre en cuir (ou bois). Tout les coups visaient alors à la tête! Ou bien, juste au-dessus de la tête, mais vous pouez imaginer ceci quand les chevaux galoppent et les chevaliers secouent comme les poissons hors de l’eau... Je me souviens comment les messires du côté français disait qu’il fallait taper sur le judas levé du chevalier Philippe parce qu’il ne verrait rien après ou bien elles me viennent à l’esprit de perfides attaques de derrière du messire Gaston que moi, son compagnon d’armes, j’approuvais et lui aidais préparer souvent.

            Les deux seules choses qui ne marchaient pas cette année ont été le temps et la fréquentation. Nous avons annulé beaucoup de spectacles à cause de la pluie, il n’y a eu que 11 jours sans la pluie! Il faut mentionner que les chevaliers, mais surtout les écuyers – Miro, Milos, Lubos et Valer ont fait d’énormes efforts et ont passé de longues heures en travaillant sur la lice pour que le tournoi pourrait avoir lieu. En outre, grace aux télévisions Nova et Markiza, qui ont proclamé erronément que le château est fermé, il n’y a pas eu beaucoup de visiteurs cette année. J’ai déclaré une fois que nous ne jouons pas pour moins de 30 spectateurs; croyez-moi – dans l’auditorium, il y a eu 30 personnes, pas une seule de plus!

            Cependant, comme ça se passe dans la vie humaine – nous avons oublié tout mauvais et nous ne nous souvenons que du bon qui nous est arrivé cette année. Nous avons essayé beaucoup de choses nouvelles, nous avons beaucoup appris, nous avons acheté une pompe à l’eau, messire Roland a vérifié la qualité de sa nouvelle selle gothique et le chef a arrangé un engagement à un autre château. Mais de ceci, parlons-en à l’année prochaine...