Année 2006

        

         Kamarades, amis, un autre an est passé!

La saisonne 2006 n’est vivante que dans nos souvenirs. C’est la fin. Et que c’est vraiment un beau bouquet de souvenirs, rien que des lis! Seulement quelques petites bardanes... Pour nous, qui nous souvenons des pluies de 2005 à Trencin, cette année n’a apporté rien de nouveau, cependant les nouveaux proclamaient dignement: « J’ai survécu Sedan! » Enfin, jugez vous-mêmes... Nous sommes venus à Sedan et le lendemain il a plu un peu, juste une courte pluie. Et puis il y a eu encore quelques dizaines de ces pluies (je n’ai pas utilisé le mot centaines intentionnellement, pour ne pas être accusé d’exagération). Tout simplement – il pleuvait pendant 3 semaines. Les enfants ont pris froid, dans la nuit le ciel était clair et la température dépassait rarement 3 degrés, les gens pestaient et se réchauffaient dans les douches et les Sedannais tournaient les têtes et juraient qu’ils ne se souvenaient pas du temps pareil, ni les retraités! Je pense que c’était ma faute. Je n’ai pas dû coudre les manteaux de pluie pour les chevaliers avant la saisonne... Cependant, dans la mesure où les manteaux ont été cousu, le tournoi a eu lieu même dans la pluie.

Pendant la semaine, nous avons présenté aux groupes d’enfants un spectacle éducatif sur la chevalerie et le weekend, c’était le temps des grands tournois. Nous sommes bien fiers d’avoir joué tout le tournoi en français, d’autant que le seul qui parlait français a été notre nouveau maréchal de lice Daniel de Kosice. Cependant, nous avons caché notre méconnaissance du français tellement bien que personne ne l’a remarqué. Tout au début, le héros principal, Hugues de Barbançonne, inimitablement interprété par notre Boris, a confirmé les mots du maréchal de lice que les actes parleraient au lieu des mots et donc jusqu’à la fin du tournoi il tenait la langue dans sa bouche. En plus, les chevaliers qui se sont présentés au tournoi ont été les chevaliers du message d’Hongrie, qui passaient autour par hasard. Et qui attendrait que les seigneurs Hongrois parlent français? Voilà comment nous avons surpassé la barrière, ou plutôt l’ignorance linguistique... Seulement le chef, messire Raimond de Douhan, essayait d’improviser en français, mais ses paroles n’amusait ni les spectateurs Français, parce qu’ils ne comprenaient pas, ni les acteurs Slovaques, parce qu’ils ne comprenaient non plus. La qualité du spectacle augmentait pourtant, parce que le chef apprenait la langue française chaque soir aux toilettes, alors au bout d’un mois ses répliques ont été compréhensibles au moins pour les Français. Pour les Slovaques, la traductrice Jana a expliqué de quoi il s’agissait dans les dialogues.

Après un mois, nous n’avons fait que le grand tournoi. Et, mes amis, c’est incroyable, mais un temps solennel est arrivé! Nous avons caché les bâches plastiques, tendu le filet de volley-ball et monté le bassin. Cependant la température basculait entre 15 et 35 degrés, alors nous n’avons pas pu nous acclimatiser à rien, certains sont devenus malades et ont commencé à rappeler la pluie. Je n’ai pas du tout été d’accord, ni content avec cela, car finalement ils ont réussi et donc les trois dernières semaines il pleuvait de nouveau... Cette fois-ci, nous avons eu la possibilité de voir aussi une tornade haute de 3 mètres (d’après Gogo), de 4 mètres (d’après Caco), même de 5 mètres (d’après le chef, qui ne l’a pas vue). Elle a cassé 2 tentes, quelques planches en bois se sont brisées, certains tentes se sont déchirés et dans quelques secondes elle est partie.

Il faut mentionner encore que notre groupe a réalisé plusieures excursions aussi éducatives qu’amusantes. Quelques-uns ont vu Paris pour la première fois, nous avons été à Guédelon – un chantier mediéval, nous avons vu les cathédrales à Reims, Amiens, Troy et à d’autres villes et aussi d’énormes champs de marihuana. Vraiment! Nous avons visité quelques châteaux, parmi eux celui où habitait Godefroy de Bouillon, puis plusieures villes en France, tout comme en Belgique et nous avons exploré la nature des Ardennes. Je dis, que c’était un idéal congé de travail et j’ajoute: « J’ai passé un été à Sedan, grâce à Dieu! »

Cette année nous remercions avec gratitude à maître d’escrime Mr. Koza, qui nous a invité à participer à ses spectacles en Italie, Autriche et même aux fêtes de couronnement à Bratislava et à Stupava.